StopVOG_République

Qui sommes-nous ?

“Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques” (@StopVOGfr) est né fin 2017, fondé par Sonia Bisch, aujourd’hui porte-parole du collectif

Le collectif est constitué de patientes-expertes, de personnes ayant vécu des violences obstétricales ou gynécologiques, de militant.e.s féministes, des doulas, soutenu par des juristes, avocates, psychologues, sages-femmes, gynécologues et d’autres professionnel.le.s de la périnatalité.

Notre engagement

Nous œuvrons en faveur  d’une écoute bienveillante et d’une information complète des femmes quant à leurs droits, aux recommandations de bonnes pratiques médicales et aux possibilités qui s’offrent à elles durant la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et tout le parcours gynécologique.

Bien souvent, les informations transmises par les professionnel.le.s de santé sont partielles et ont besoin d’être revues au regard de l’actualité des recherches scientifiques. Il est du devoir des soignant.e.s de respecter les recommandations de bonnes pratiques médicales issues des hautes instances de santé.

Par exemple, selon la Haute-Autorité de Santé française:

il ne faut pas faire de frottis systématique avant 25 ans

pas d’expression abdominale (interdite pas la Haute-Autorité de la Santé depuis 207)

pas d’épisiotomie systématique (cf les recommandations du CNGOF).

Les soignants ont légalement et déontologiquement un devoir d’information vis à vis de leur patientes, dont le corollaire est le devoir de se former et de s’informer tout au long de leur carrière. C’est une nécessité pour être en capacité de  délivrer des conseils et des soins modernes, en phase avec les avancées et les découvertes de la communauté scientifique internationale. Nous défendons le droit des femmes à une information libre et éclairée sur leur santé, et le respect de leur choix.

Les professionnel.le.s de santé accompagnant les personnes dans leur parcours gynécologique et obstétrical doivent respecter la loi française dite « Kouchner » de 2002 

qui stipule (Art. L. 1111-4.) que :

“Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé.”

“Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix.”

“Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment.” (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000227015/

La loi Kouchner indique aussi le droit de la ou du patient.e à avoir un accès direct à son dossier médical. Cette loi explicite la façon dont la ou le soigné.e et la ou le soignant.e réfléchissent ensemble au parcours de santé et que chaque décision revient à la personne qui va recevoir les soins.

Aucun acte ne peut être imposé.

Aucune pression ou chantage ne doit être exercé.e pour obtenir ce consentement.

Les femmes, leurs choix, leurs besoins et leurs vécus, doivent être au centre de notre système de santé

et pris en compte par les équipes soignantes. Les protocoles en vigueur ne peuvent être appliqués uniformément et doivent pouvoir s’adapter au choix et au besoin des femmes. Sur nos réseaux sociaux, nous partageons les témoignages que nous recevons de manière anonyme afin de révéler l’ampleur de ces violences et de briser le déni. Mettre en évidence l’impact dramatique des VOG sur la vie des femmes, des filles et de leur familles permettra, nous l’espérons, la remise en cause des pratiques et des prises en charge médicales. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, WHO), dans sa constitution de 1946 :

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

En France, le suicide est la première cause de mortalité des femmes, l’année qui suit la naissance de leur enfant. 

Les VOG ont des conséquences graves et à long terme, voire tragiques. 

 

La physiologie de l’accouchement doit être respectée, comme le préconisent de nombreuses études scientifiques sur les bienfaits du respect de la physiologie sur la santé maternelle et infantile et l’impact physique, psychologique et émotionnel de leur non-application.

Le respect de la physiologie de l’accouchement (toujours en accord avec les choix des femmes) favorise son bon déroulement, l’attachement à l’enfant et limite les dépressions du post-partum. Un environnement doux, naturel, familier, silencieux, calme, loin de tout stress ou sollicitation intellectuelle ou physique, favorise et accélère l’accouchement et diminue la douleur. Nous militons également pour défendre le droit à l’avortement. Nous demandons la suppression de la seconde clause de conscience à l’IVG qui stigmatise ce droit.

Notre but

 

  • Partager la parole des victimes  et aussi des personnes  témoins de VOG : les étudiant.e.s en médecine, en école de sage-femmes, en santé en général,  les professionnel.le.s de santé témoins de violences commises par leur(s) collègue(s), les partenaires, accompagnant.e.s.
  • Briser le déni et l’omerta des violences obstétricales et gynécologiques ;
  • Faire cesser l’impunité de ces violences
  • Participer à la formation initiale et continue  des étudiant.e.s en médecine et en école de sage-femmes (en santé en générale, psychologie, psychiatrie etc) et des  professionnel.le.s de santé (dont tou.te.s celles/ceux de la périnatalité). Le but de cette formation par StopVOG est de sensibiliser à la prévention des VOG et à la compréhension des impacts dramatiques et à long terme que ces violences ont sur la vie personnelle, professionnelle, sexuelle, familiale des femmes et des filles. Le première cause de mortalité des femmes l’année qui suit la naissance de leur enfant est le suicide selon l’enquête sur la mortalité maternelle de ÉPOPÉ-INSERM
  • Formation à la prise en charge des personnes  victimes de VOG par le passé. Cette prise en charge doit être d’autant plus bientraitante et respectueuse de leurs choix, de leurs droits et de leur intimité, afin de ne pas aggraver la perte de chance pour leur santé, due à la perte de confiance envers le médical.
  • Formation initiale des étudiant.e.s en médecine et en école de sages-femmes et formation continue à la non-violence et au respect de la physiologie  de l’accouchement
  •  Construire un partenariat entre les femmes et les professionnel.le.s de santé, pour l’ensemble du parcours gynécologique,  incluant la grossesse, la naissance et le post-partum, tout au long des études des soignant.e.s (médecins, sages-femmes, anesthésistes, puéricultrices etc.) afin de permettre une meilleure compréhension des enjeux d’un accompagnement respectueux, mais aussi des besoins des femmes
  •  Lutter contre les préjugés liés au statut de victime, contre l’inversion de la culpabilité, pour la libération des oreilles plus que de la parole et mettre en œuvre un accueil bienveillant et sans jugement.

 

Comment agissons-nous ?

Le collectif récolte et diffuse anonymement et fidèlement des témoignages, informe les femmes et les professionnel.le.s de santé, tente d’établir une relation de coopération, un partenariat, plutôt qu’un rapport hiérarchique entre les soigné.e.s et les soignant.e.s.

Nous informons, orientons et accompagnons les personnes victimes de violences obstétricales et gynécologiques en leur proposant de partager leur témoignage, en les informant sur les recours possibles et les thérapies existantes pour les soigner du stress post-traumatisme provoqué généralement par les VOG

Nous recueillons et partageons sur les réseaux sociaux les témoignages des victimes (anonymisés et avec leur consentement) et les informations concernant les recommandations de bonnes pratiques médicales des Hautes-Instances de Santé françaises et internationales, de la loi française sur les droits des patient.e.s (notamment la loi Kouchner de 2002), les études scientifiques et travaux de recherche en France et dans le monde afin de faire reculer le déni de ces violences ;

Nous diffusons des informations sur les conséquences des violences obstétricales et gynécologiques et les recours possibles (stress post-traumatique, obtenir son dossier médical etc.) 

Nous organisons la formation de bénévoles pour accompagner les personnes victimes de violences obstétricales et gynécologiques au sein de notre collectif. Vous êtes les bienvenu.e.s !

Nous nous investissons également dans la formation de professionnel.le.s de santé et d’étudiant.e.s en médecine, en école de sages-femmes et dans tout autre domaine de la périnatalité, à la prise en charge respectueuse des femmes lors de leur grossesse, de leur accouchement et de leur parcours gynécologique. Nous formons aussi à la prise en charge des victimes de violences obstétricales et gynécologiques. Nous diffusons notre expertise en tant que femmes ayant accouché ou patientes, afin d’instaurer un partenariat vertueux entre soignant.e.s et soigné.e.s, indispensable à la bien-traitance médicale.

Nous valorisons les connaissances empiriques et théoriques ainsi que les savoir-faire des personnes victimes de violences obstétricales et gynécologiques

Nous soutenons les actions et les revendications des personnes victimes de violences obstétricales et gynécologiques et des professionnel.le.s de santé qui les épaulent et luttent contre ces violences

Nous tissons des partenariats avec des associations, des professionnel.le.s de santé, des chercheurs, les services publics, des élu.e.s pour faciliter l’accès à des  soins respectueux de la personne, ainsi que les recours des victimes de violences obstétricales et gynécologiques  

Nous militons pour que l’accouchement à domicile soit facilité et organisé en France et pour que les maisons de naissance soient généralisées afin de répondre aux besoins des femmes. Nous souhaitons élargir l’offre de choix afin qu’il corresponde aux besoins de toutes les femmes.

Nos valeurs

Accueillir, écouter, soutenir, accompagner, bien-traiter, informer, orienter, partager.

Nous accueillons les témoignages des personnes victimes avec bienveillance, non-jugement, considération et respect. 

Nous croyons les femmes, leur histoire et leur vécu. Les violences ne sont jamais de l’ordre du ressenti subjectif. Le croire c’est faire le jeu du déni et de la culture du viol façon maternité/gynécologie.

Ces valeurs sont partagé.e.s par toutes les personnes qui œuvrent à nos côtés pour la santé des femmes.